MediΔgouz.fr est le site éditorial de Sylvain GOUZ,

journaliste, homme de presse écrite, de radio et de télévision.

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UN GRAND EMPRUNT POUR REDRESSER LA FRANCE
 

L’endettement du pays (déficit du budget et intérêts de la dette) est inquiétant.

Un des paradoxes -explicable par les incertitudes du moment- est qu’au moment où la dette du pays explose, l’épargne des Français n’a jamais été aussi abondante. Le taux d’épargne est supérieur à 18%, supérieur à celui des Allemands. Il serait en moyenne de 250 € par mois par ménage et dépasserait 600 €/mois au-delà d’un revenu mensuel supérieur à 2 500 € . Au total l’épargne financière accumulée s’élève à 6 600 milliards.

De là à évoquer l’exemple du Japon : la dette est plus du double de la nôtre -en proportion du PNB- et pourtant pas de souci : 85% de cette dette est financée et refinancée par les Japonais eux-mêmes.
D’où l’idée de faire face, pour partie, à notre endettement en lançant un grand emprunt obligatoire (ou pas) pour tous les contribuables ou seulement pour les plus aisés. La perspective avait été évoquée l’automne dernier. Une proposition en ce sens sous forme d’amendement avait même été faite par les sénateurs socialistes, amendement rejeté par le gouvernement.

Pourtant cette voie mérite d’être examinée de plus près. Ainsi, en s’inspirant de l’emprunt MAUROY de 1983, il s’agirait de « substituer l’épargne des ménages français à une partie du coût des emprunts émis sur les marchés financiers » .
Sans être exclusif de dispositions fiscales et parafiscales visant les gros revenus et les grandes fortunes, l’intérêt d’un grand emprunt (évoqué lors des débats de la primaire de gauche) serait double :

• d’une part se rendre moins dépendant des marchés financiers internationaux (aujourd’hui 55,9 % de la dette française est détenue par des non-résidents), Le coût du remboursement de la dette serait allégé du coup un moindre appel à ces marchés)

• d’autre part, elle permettrait de rémunérer les sommes prêtées par des ménages français pour 10 ans (moyennant un petit avantage fiscal) à un taux par exemple de 3% inférieur à celui consenti sur le marché international (autour de 5% aujourd’hui). L’emprunt serait ainsi encouragé pour l’ensemble des contribuables et obligatoire pour les plus aisés.

On peut imaginer récupérer ainsi quelque 50 milliards par an auprès des épargnants français alors que le coût de remboursement de la dette est au bas mot de 65 milliards cette année (estimation du budget 2026).

L’état assez catastrophique de l’économie française est largement mésestimé en ces temps de campagne pré-électorale présidentielle. Il faudra bien redescendre sur terre et donc que chacun participe, selon ses moyens, à l’effort de redressement.

Le patriotisme économique et la justice fiscale doivent ainsi être au rendez-vous.
 

Sylvain GOUZ

(11 10 2026)

 

 

 

 

 

 

 

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Sylvain GOUZ a créé et anime MEDIΔGOUZ, la structure qui abrite ses activités de journalisme et de conseil media...

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